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Expositions temporaires en cours

MAISON RAVIER HORS LES MURS

Dans le cadre des célébrations du Centenaire de l’Armistice, la Ville de Morestel et la Maison Ravier s’associent pour présenter un programme de manifestations.

 

Exposition « Hommage aux soldats de la Grande Guerre »

Composée de photographies, de documents, d’objets d’époque, l’exposition rendra un hommage aux soldats tombés au champ d’honneur, et en particulier à ceux inscrits au Monument aux morts de Morestel. Elle retracera également le parcours de personnalités locales : les aviateurs Adolphe Pégoud, né à Montferrat et Joseph-Henri Guiguet, né à Veyrins.

Une partie de l’exposition dossier « François Guiguet et la Grande Guerre » de la Maison Ravier y sera aussi présentée.

À l’Espace Pictur’Halles, 77 rue Ravier, à côté du cinéma Le Dauphin sur la place Chanoz.

Entrée libre. Ouvert les samedis et dimanches : 17 et 18 novembre, 24 et 25 novembre et 1er et 2 décembre 2018 de 14 h à 17 h 30,

Conférences : 

Samedi 17 novembre à 14 h 30

« Peindre la guerre. François Guiguet et les artistes »

Par Nathalie Lebrun. Durée 50 min env.

Espace Pictur’halles. Tout public, gratuit. Dans la limite des places disponibles.

Comment montrer la guerre et avec quelles intentions ? Pourquoi une mission des artistes aux armées ? De la vie au front, à l’arrière, entre propagande, censure et manifeste anti-guerre, les journaux et revues ou les œuvres des artistes témoignent pour la postérité, de la complexité de la tâche.

À travers une sélection non exhaustive de peintres un panorama de très nombreuses œuvres sera présenté. Un regard particulier sera porté sur l’artiste François Guiguet né à Corbelin. Témoin indirect mais attentif, il réalisera des portraits posthumes de soldats.

Samedi 24 novembre à 14 h 30

« Claude Vial, itinéraire d’un soldat 1912-1918 »

Par Alain Vial. Durée 50 min env.

Espace Pictur’halles. Tout public, gratuit. Dans la limite des places disponibles.

Le parcours de Claude Vial sera illustré par sa correspondance et les journaux de marche des unités dans lesquelles il a servi. Appelé à faire son service militaire fin 1911 au 1er Régiment d’artillerie de montagne nouvellement créé à Grenoble, il se retrouve au Maroc un an plus tard.

Libéré fin 1913, il en a terminé avec l’armée ! C’est sans compter avec le premier conflit mondial qui se prépare. Il est rappelé le 2 août 1914. À travers son histoire revivra celle de milliers d’autres jeunes hommes de son époque.

Samedi 1er décembre à 14 h 30

« Mémoire et deuil. Les monuments aux morts »

Par Nathalie Lebrun. Durée 45 min env.

Espace Pictur’halles. Tout public, gratuit. Dans la limite des places disponibles.

En France, sauf exception, le monument aux morts fait partie du paysage de chaque ville, chaque village, là où les hommes vivaient et travaillaient. Des entreprises, marbreries funéraires, fonderies d’art, se spécialisent et produisent en série : poilus, allégorie de la Victoire etc. Des artistes ont également mis leur talent au service de la noble cause : rendre hommage aux disparus. Le peintre François Guiguet concevra un projet pour le Monument aux Morts de sa ville natale, Corbelin, qui ne verra jamais le jour. Après avoir dressé un panorama des monuments aux morts français dans leur diversité, les monuments des communes environnantes seront présentés. Quelles sont leurs formes ? Comment la population d’hier et d’aujourd’hui s’est appropriée ce monument ?

EXPOSITION DOSSIER FRANÇOIS GUIGUET ET LA GRANDE GUERRE

À la veille de la Première Guerre mondiale, François Guiguet est en Corrèze, à Beaulieu chez son ami le peintre Julien Le Blant (1851-1936) rencontré chez Edgar Degas à Paris en 1897. À l’annonce de la déclaration de la guerre, il rentre à Corbelin où il passera les premiers mois du conflit.

N’étant pas mobilisable – il a 54 ans-, Guiguet ne connaîtra pas la réalité des combats, seulement la vie à l’arrière. Toutefois, c’est à travers la correspondance de ses neveux qui sont au front, qu’il appréhende l’âpreté des combats. Au sommet de son talent, Guiguet est un peintre portraitiste très recherché et le contexte extraordinaire occasionne des demandes inhabituelles auxquelles il ne reste pas insensible : il réalise des portraits posthumes de soldats à la demande de familles endeuillées.

Cette présentation est une évocation de l’exposition qui avait réuni les œuvres de Guiguet et de Le Blant produites entre 1914 et 1918, à la Maison Ravier, en 2014. Elle rappelle les portraits posthumes qu’il a réalisés et retrace l’histoire émouvante des frères Pierre et Jacques de Champfeu, ou celle de Clément Thomas, fils de son ami le peintre lyonnais Élisée Thomas.

Depuis l’exposition de 2014, de nouvelles recherches permettent de présenter les dernières découvertes sur l’artiste pendant cette période, de manière inédite : projet pour le Monument aux Morts de Corbelin, portraits posthumes de l’aviateur André Vicario et surtout celui de Raymond Blanc récemment identifié et dévoilé au public.

Au rez-de-chaussée de la Maison Ravier.

Ouvert du mercredi au dimanche de 14 h à 18 h jusqu’au 11 novembre 2018 inclus. Gratuit adhérents AMRA, pour les Morestellois et les moins de 18 ans. Rens. 04 74 80 06 80.

Maison Ravier – 302 rue Ravier – 38510 Morestel